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Cécile BAHIER-NEVO - 07 61 09 09 18

Association Terre et Yoga

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 Cher(e) amie(e) de la Santé,

« Xavier, que ferais-tu si on t’annonçait que tu avais un cancer ? »


A cette question, je répondrais sans hésiter :

« Je me mettrais immédiatement au yoga. »


La raison est simple : je ne connais aucune activité qui fasse autant de bien pour la santé du corps ET de l’esprit.

Le yoga vous permet de traverser l’épreuve de la maladie avec d’autant plus de force qu’il :

  • Redonne de l’énergie à votre organisme – au moment où les traitements médicaux anti-cancer le malmènent ;

  • Calme vos peurs, votre colère, ou vos ruminations – des émotions fréquentes après l’annonce du diagnostic ;

  • Réduit les douleurs articulaires et musculaires – souvent aggravées par les traitements ;

  • Regonfle votre moral et chasse la déprime ou dépression – qui accompagnent souvent la maladie ;

  • Améliore la qualité de votre sommeil – ce qui renforce votre système immunitaire, au moment où vous en avez le plus besoin ;

  • Et vous aide à lâcher prise, à vous reconnecter à votre corps, à vos besoins, et à votre esprit – une démarche essentielle pour guérir.

Cela vous paraît peut-être trop beau pour être vrai ?

Et pourtant… Les effets du yoga sont tellement enthousiasmants qu’il est en train d’entrer dans les hôpitaux français… pourtant peu réputés pour leur ouverture à ce genre de méthodes !

Des séances de yoga à deux pas des blocs opératoires

A l’hôpital Saint-Louis, à Paris, cela fait déjà 5 ans que les femmes atteintes d’un cancer du sein bénéficient automatiquement de séances de yoga gratuites… qui ont lieu dans les locaux même de l’hôpital, pas très loin des salles d’opération !

Ce petit miracle doit tout à une femme en avance sur son temps, le Dr Caroline Cuvier, cancérologue. Elle explique :

« L’activité physique diminue le taux de récidive des patientes atteintes d’un cancer du sein. Elle permet aussi d’améliorer la qualité de vie pendant le traitement et de diminuer la fatigue. Le yoga, plus spécifiquement, a le mérite de s’adapter à la personne malade, de travailler sur la concentration pour mieux sentir son corps, et même le reconquérir. » [1]


Mélina, l’une de ses patientes, a témoigné des bienfaits que lui a apporté le yoga, elle qui a subi six mois de chimiothérapie et une intervention chirurgicale :

« Les nausées, la fatigue et l’anxiété m’empêchaient de respirer, j’avais un nœud à l’estomac en permanence. Les grandes respirations me libèrent, ça me donne de la force et de la confiance en moi ». [2]


Le yoga a également fait une entrée remarquée à la Pitié Salpêtrière, autre grand hôpital parisien. Ici, l’objectif est de soulager les douleurs chroniques, notamment celles de l’arthrose et de la lombalgie (mal de dos).

Cet effet « anti-douleur » (précieux en cas de traitement anti-cancéreux) est confirmé par le Dr Jocelyne Borel-Kuhner, qui a ouvert une consultation de yogathérapie dans un autre hôpital, celui d’Eaubonne dans le Val-d’Oise :

« Le yoga a des effets mécaniques – les étirements assouplissent les muscles –, mais aussi des effets sur le système nerveux. Une pratique régulière favorise la sécrétion d’endorphines qui calment la souffrance et diminue la production des substances inflammatoires. Elle agit à la fois sur la transmission et la perception de la douleur ». [3]


Tout cela, le Dr Borel Kunher l’a découvert grâce à un médecin visionnaire, pionnier de la yogathérapie depuis plusieurs décennies, le Dr Lionel Coudron.

Longtemps, ce précurseur a prêché dans le désert. Les mentalités un peu fermées du monde médical n’étaient pas prêtes à accueillir cette tradition indienne millénaire.

Mais depuis quelques années, une floraison de publications médicales est venue lui donner raison, et prouver scientifiquement les incroyables effets du yoga sur la santé du corps et de l’esprit.

Une avalanche d’études scientifiques pour cette activité ancestrale

Rien que pour les patientes atteintes de cancer du sein, une douzaine d’études sont parues ces deux dernières années… avec des résultats enthousiasmants !

Toutes ont montré une diminution significative de la fatigue physique et mentale de ces patientes… après seulement quelques semaines à pratiquer le yoga. [4] [5] [6] [7] 

A chaque fois, leur état a été comparé de façon très rigoureuse à un groupe similaire qui n’avait pas fait de yoga. Et à chaque fois, les patientes qui ont bénéficié du yoga ont vu leur qualité de vie s’améliorer de façon très nette.

Le yoga a aussi un effet moins visible mais très précieux : il réduit l’inflammation chez les patientes atteintes de cancer du sein [8] [9], ce qui est d’autant plus intéressant que l’inflammation chronique est connue pour susciter et nourrir le cancer.

La qualité du sommeil est un autre problème courant en cas de cancer : après les traitements médicaux, 30 à 90 % des patients se retrouvent avec de sérieux troubles du sommeil. De quoi vous gâcher la vie… et accélérer votre risque de mort prématurée.

Mais une étude réalisée auprès de malades du cancer a montré qu’il suffisait de faire 2h30 de yoga chaque semaine pendant un mois pour voir la qualité de son sommeil nettement améliorée ! [10]

Et ne croyez pas que l’effet du yoga se limite aux patientes atteintes de cancer du sein. Une autre étude récente montre les mêmes effets positifs sur la qualité de vie des hommes victimes de cancer de la prostate. [11]

Voilà pourquoi l’une des chercheuses les plus en pointe sur le sujet, le Dr Anita Peoples n’hésite pas à déclarer publiquement :

« A ce jour, on n’a rien trouvé d’aussi efficace que le yoga pour améliorer la qualité de vie des malades du cancer. » [12]

Même l’activité physique « classique » ne produit pas d’effets aussi puissants [13]. Le yoga est un véritable prodige thérapeutique !

Pour en percer le secret, je me suis plongé dans le précieux livre du Dr Coudron, Le yoga, bien vivre ses émotions.

Voici ce que vous devez absolument savoir sur cette pratique ancestrale :

Comment le yoga soigne votre corps et votre esprit

Le yoga le plus pratiqué, le hatha yoga, combine à la fois des exercices de respiration, des enchaînements de postures de yoga et de la méditation.

Comprenez-bien que ces exercices n’ont pas été choisis « par hasard ». Ils ont au contraire été testés, améliorés et affinés pendant des siècles, avec rigueur et minutie.

Pour optimiser leur méthode, les pionniers du yoga ont effectué des milliers d’observation, sur des milliers de pratiquants… Et c’est ce qui en fait aujourd’hui une pratique incomparable, qui agit sur tous les points clés de notre santé.

D’abord, le yoga renforce les muscles, assouplit le corps et améliore l’endurance. Ce sont les trois ingrédients d’une activité physique complète, qui produit en elle-même d’excellents effets thérapeutiques.

Mais le yoga n’est pas seulement une « gymnastique ». Elle permet aux muscles de fonctionner en harmonie, elle améliore la posture et redonne au corps son unité et sa cohérence….

« Comme le ferait un fer à repasser sur un linge froissé, toutes les crispations de la journée sont éliminées une à une avec le yoga », explique le Dr Lionel Coudron… Exactement les mêmes effets qu’un massage professionnel !

Plus profondément, le yoga est aussi une forme de psychothérapie douce : grâce à ses effets « relaxant », il améliore l’estime que vous avez de vous-même et vous aide à ne plus vous laisser emporter.

Les exercices de respiration ont un rôle fondamental dans la gestion de vos émotions. Avez-vous remarqué que votre respiration s’accélère naturellement lorsque vous avez peur, que vous vous mettez en colère ou que vous êtes agité ?

Eh bien lorsque vous vous efforcez au contraire de ralentir votre respiration consciemment, vous obtenez le résultat inverse, un état général de paix mentale.

Ajoutez à cela la méditation et la visualisation du hatha yoga, et vous réussissez en plus à chasser vos pensées négatives et à adopter une attitude plus sereine par rapport aux événements, même les plus douloureux.

Réussir enfin à lâcher prise !

Toutes ces propriétés du yoga en font votre meilleur allié pour réduire le stress chronique, ce « mal du siècle » qui ronge en silence votre corps et votre esprit.

En cas de cancer, le yoga vous aide à lâcher prise, au moment où vous en avez le plus besoin… et au moment où c’est le plus difficile à faire !

Le premier réflexe contre cette maladie est de vouloir lui faire la guerre, de mobiliser toute son énergie pour détruire cet ennemi maléfique.

C’est une bonne chose au départ. Mais si votre organisme est en état de stimulation permanente, acharné à vouloir « battre » le cancer, avec l’angoisse permanente de ne pas y parvenir, il peut finir par s’épuiser.

Or c’est le repos, et non le combat, qui fait le plus de bien à vos cellules !

Le yoga permet à votre corps de récupérer en profondeur, et vous aide à trouver cet état de calme, de recul et d’espoir indispensable au bien-vivre… et à la guérison.

N’attendez pas de tomber malade !

Vous me direz, pourquoi attendre de tomber malade pour se mettre au yoga ?

Et… vous avez bien raison !

A titre personnel, je compte m’y mettre dès que possible. J’ai vraiment hâte d’ajouter cette merveilleuse activité à mon programme physique de la semaine (déjà composé de séances de musculation et d’efforts intenses « fractionnés »).

D’autant que je vous ai surtout parlé des effets du yoga contre le cancer, et pas de ses myriades d’autres bienfaits thérapeutiques prouvés scientifiquement.

J’y reviendrai, mais sachez que c’est une des meilleures activités qui existe :

  • Pour votre cœur : il régule votre tension artérielle [14] et améliore la santé des patients victimes de maladies cardiaques graves [15] [16] ;

  • Pour les problèmes respiratoires : le yoga réduit vos symptômes et améliore votre qualité de vie si vous êtes asthmatique [17] ;

  • Contre l’arthrose et l’ostéoporose [18] : le yoga fluidifie vos articulations [19], élimine la douleur et fortifie vos os [20] ;

  • En cas de douleur chronique au dos (lombalgie) [21] ou à la nuque [22] ;

  • Pour réduire votre stress [23], booster votre humeur [24] et améliorer votre sommeil [25] – des effets qui ne sont bien sûr pas réservés aux patients atteints de cancer !

Je pourrai aussi parler des effets thérapeutiques moins connus du yoga contre le glaucome [26], l’incontinence urinaire [27], les pulsions alimentaires [28] ou la sclérose en plaque. [29]

Mais vous avez compris l’idée : en un mot, le yoga est bon pour (presque) tout !

Le plus difficile, en fait, c’est… de s’y mettre !

Et c’est pour cela que j’ai besoin de vous.

A vos témoignages ! qu’est-ce que le yoga a changé pour vous ?

Aidez-moi à transmettre au plus grand nombre l’envie, la motivation de se lancer… et de persévérer.

Si vous avez fait du yoga, dites à notre belle communauté, ce que le yoga a changé pour vous, en commentaire de cet article.

On trouve d’innombrables témoignages sur Internet de personnes qui disent « le yoga a changé ma vie ! ». Est-ce que vous avez vécu cela, vous aussi ?

Et si vous êtes thérapeute ou professeur de yoga, avez-vous constaté chez vos patients ou vos élèves des cas d’amélioration particulièrement frappants ?

Livrez-nous votre témoignage, partagez votre expérience en vous rendant ici !

Ensemble, nous créerons une immense chaîne d’espoir et de motivation pour aider le plus grand nombre de personnes à franchir le pas… et à profiter enfin de tous les bienfaits du yoga.

Je compte vraiment sur vous !

Au nom de notre communauté de lecteurs, de personnes qui souffrent et de simples passionnés de santé, je vous en remercie d’avance.

Bonne santé !

Xavier Bazin


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Sources :

[1] Le yoga entre à l’hôpital, article paru dans Le Parisien Magazine

[2] Le yoga entre à l’hôpital, article paru dans Le Parisien Magazine

[3] Le yoga entre à l’hôpital, article paru dans Le Parisien Magazine

[4] The effects of yoga on the quality of life and depression in elderly breast cancer patients, Yagli NV and Ulger O, Complement Ther Clin Pract. 2015 Feb

[5] Effect of Yoga on cancer related fatigue in breast cancer patients with chemotherapy, Wang G et al, Zhong Nan Da Xue Xue Bao Yi Xue Ban. 2014 Oct

[6] The effect of yoga exercise on improving depression, anxiety, and fatigue in women with breast cancer: a randomized controlled trial, Taso CJ et al, J Nurs Res. 2014 Sep

[7] Restorative yoga for women with breast cancer: findings from a randomized pilot study, Danhauer SC et al, Psychooncology. 2009 Apr

[8] Yoga reduces inflammatory signaling in fatigued breast cancer survivors: a randomized controlled trial, Bower JE et al, Psychoneuroendocrinology. 2014 May

[9] Yoga's impact on inflammation, mood, and fatigue in breast cancer survivors: a randomized controlled trial, Kiecolt-Glaser JK et al, J Clin Oncol. 2014 Apr

[10] Multicenter, randomized controlled trial of yoga for sleep quality among cancer survivors, Mustian KM et al, J Clin Oncol. 2013 Sep

[11] Yoga may lessen side effects in men undergoing prostate cancer treatment More men willing to participate in yoga therapy than expected, ScienceDaily, nov 2015

[12] More men willing to participate in yoga therapy than expected, ScienceDaily, nov 2015 [12] Regular yoga can help cancer survivors, The Telegraph News

[13] Certes, toute forme d’activité physique a en elle-même d’innombrables vertus pour la santé et devrait toujours être prescrite comme principal adjuvant anti-cancer. Mais le yoga est beaucoup plus qu’une simple « activité physique ». C’est ce qu’a montré de façon spectaculaire une étude de très haute qualité méthodologique, publiée en 2014 dans le Journal of Clinical Oncology (http://jco.ascopubs.org/content/early/2014/03/03/JCO.2012.48.2752.abstract). Les chercheurs ont sélectionné trois groupes de patientes sous radiothérapie pour cancer du sein : un groupe en liste d’attente, un groupe qui a bénéficié de séances d’étirement, et un groupe qui a suivi des cours de yoga – trois fois par semaine, pendant 1 mois et demi. Comme prévu, les séances de yoga comme les séances d’étirement ont nettement réduit la fatigue de ces patientes et amélioré leur qualité de vie globale. C’est l’effet « activité physique ». Mais sur tous les critères testés (fatigue, sommeil, qualité de vie) le yoga a obtenu de meilleurs résultats que les simples « étirements ». Le yoga s’est avéré particulièrement efficace à réduire le stress de ces patientes, dont le niveau était mesuré par des tests salivaires de cortisol (l’hormone du stress). Et ce n’est pas une étude isolée : elle a été confirmée par deux autres recherches publiées en 2015. En seulement 8 séances, le yoga fait mieux que les activités physiques classiques sur le niveau de dépression, de fatigue, de douleur et de qualité de sommeil de patientes atteintes de cancer du sein (http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25697379 / http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25567329)

[14] Yoga for hypertension: a systematic review of randomized clinical trials, Posadzki P, Dare reviews, 2014 [15] Effects of Yoga in Patients with Chronic Heart Failure: A Meta-Analysis, Gomes-Neto M et al, Arq Bras Cardiol. 2014 Nov http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25317861

[16] Effect of yoga on arrhythmia burden, anxiety, depression, and quality of life in paroxysmal atrial fibrillation: the YOGA My Heart Study, Lakkireddy D et al, J Am Coll Cardiol. 2013 Mar

[17] Yoga for asthma, Yang ZY et al, Cochrane Database Syst Rev. 2016 Apr

[18] Yoga for rheumatic diseases: a systematic review, Cramer H et al, Rheumatology (Oxford). 2013 Nov

[19] Yoga in Sedentary Adults with Arthritis: Effects of a Randomized Controlled Pragmatic Trial, Moonaz SH et al, J Rheumatol. 2015 Jul

[20] Twelve-Minute Daily Yoga Regimen Reverses Osteoporotic Bone Loss, Lu, Yi-Hsueh PhD et al, Topics in Geriatric Rehabilitation, june 2016

[21] A systematic review and meta-analysis of yoga for low back pain, Cramer H et al, Clin J Pain. 2013 May

[21] Yoga for chronic neck pain: a pilot randomized controlled clinical trial, Michalsen A et al, J Pain. 2012 Nov

[23] Yoga as an alternative and complementary approach for stress management: a systematic review, Sharma M, J Evid Based Complementary Altern Med. 2014 Jan

[24] Effects of yoga versus walking on mood, anxiety, and brain GABA levels: a randomized controlled MRS study, Streeter CC et al, J Altern Complement Med. 2010 Nov

[25] Efficacy of yoga for vasomotor symptoms: a randomized controlled trial, Newton KM et al, Menopause. 2014 Apr

[26] Intraocular Pressure Rise in Subjects with and without Glaucoma during Four Common Yoga Positions, Jessica V. Jasien, PLOS, dec 2015

[27] Specialized Yoga Program Could Help Women with Urinary Incontinence, Elizabeth Fernandez, UCSF 2014

[28] Yoga Takes A Bite Out Of Eating Disorders, Science Daily, 2005

[29] Yoga and Aquatic Exercise Can Help Combat MS symptoms, University of Basel, 2016





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Vidéo de KE WEN de l'école des Temps du Corps

 

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La lettre du Professeur Joyeux

La Lettre du Professeur Joyeux est un service d'information indépendant sur la santé, spécialisé dans la prévention des maladies auprès du grand public et des familles. Rendez-vous ici pour vous inscrire gratuitement (vous pouvez vous désinscrire en vous rendant ici).

 

La vérité sur les rhumatismes et l’ostéoporose !

Je suis effaré par le nombre de personnes qui souffrent de rhumatismes et de femmes très inquiètes au sujet de « leur » ostéoporose dont on leur parle de plus en plus souvent. C’est pourquoi il m’est apparu utile de demander conseil à mon confrère le Dr Jean-Pierre Poinsignon, rhumatologue, afin de vous aider à y voir clair.

 

Pr Henri Joyeux : Pourquoi faut-il modifier son alimentation lorsqu’on souffre de rhumatismes ?

Dr J-P Poinsignon : Les rhumatismes représentent un ensemble de maladies intéressant les articulations du corps humain et leur voisinage immédiat : capsule articulaire, tendons, ligaments et muscles. Il faut considérer l’organisme comme un meccano géant fait de pièces et de rouages qui sont tous passés par notre bouche. Les défauts sur les articulations ne représentent que le résultat d’aliments mal sélectionnés, maltraités par les hautes températures de cuisson, le tout dans une culture alimentaire moderne industrialisée.


Au fur et à mesure de l’encrassage alimentaire, les petits défauts se révèlent :

  • La faillite des cartilages générant les arthroses multiples
  • La faillite de l’os et sa traduction ostéoporotique
  • Les inflammations multiples témoignant de la lutte désespérée du système immunitaire pour essayer de débarrasser l’organisme de molécules étrangères toxiques.

Sur certains terrains génétiques sensibilisés, l’inflammation devient chronique, ouvrant la porte aux rhumatismes immunitaires. Cependant il n’est jamais trop tard pour corriger les erreurs alimentaires communes.

 

Quels médicaments conseillez vous ?

Les médicaments symptomatiques ne s’attaquent pas aux causes des maladies rhumatologiques, mais essayent de masquer les doléances des victimes qui ne savent même pas les raisons de leur mauvais sort. Il existe une trentaine d’anti-arthrosiques sur le marché des médicaments… malgré la prescription quotidienne des rhumatologues de ceux-ci à leurs patients, les chirurgiens orthopédiques continuent de remplacer les articulations abîmées par des prothèses (hanche, genou, épaule, etc.)


Comme je le dis à mes amis chirurgiens, qui sourient, vous travaillez beaucoup à cause de l’échec de la rhumatologie médicamenteuse anti-arthrosique ! Tous les cinq ou six ans, on invente un traitement anti-ostéoporotique pour soi-disant lutter contre l’ostéoporose commune post ménopausique…


Mais les promesses de ces médications ne sont pas tenues !


Bien au contraire, puisqu’il existe des « fractures atypiques » provoquées par des « médicaments » anti-ostéoporose… (sic). Il est très difficile de calmer le système immunitaire à mémoire lorsqu’il commence à attaquer les tissus de l’organisme et entretenir une maladie auto-immune rhumatismale.

 

Comment reliez-vous rhumatismes et habitudes alimentaires ?

On commence enfin à s’apercevoir de l’importance des micro-organismes qui vivent dans notre intestin : ce que l’on appelle le microbiote, lequel est totalement dépendant de notre alimentation. Les généticiens sont en train de nous faire comprendre que notre ADN et nos gènes dépendent également de notre environnement et plus particulièrement de notre environnement alimentaire. Ils ont même créé une nouvelle science, l’épigénétique, qui ouvre la porte à la nutrigénétique. Prendre conscience de l’importance de notre alimentation en ce qui concerne la santé est quelque chose d’extrêmement difficile : cela consiste à changer de certitudes.

 

Pourquoi conseillez-vous de faire de l’exercice lorsqu’on souffre de rhumatismes ?

En dehors des périodes douloureuses où le repos reste le meilleur des anti-inflammatoires, il faut reconnaître que l’exercice (plutôt en plein air) entretient la fonction articulaire, oxygène les cellules des différents tissus articulaires et stimule l’évacuation des déchets à éliminer. Les excès d’acidité sont éliminés par la voie pulmonaire et la fonction rénale. La fonction cardiopulmonaire est stimulée. Les cartilages ont besoin de mouvement pour rester fonctionnels le plus longtemps possible. Les tissus squelettiques ont besoin de nombreuses forces de cisaillement-compression et étirement-torsion pour continuer à développer des travées osseuses de résistance et augmenter la solidité osseuse.


L’homme est fait pour marcher, courir, sauter (avec ses membres inférieurs) et soulever, porter, tirer, etc. (avec ses membres supérieurs)… Mais aussi pour se tordre, se fléchir, s’incliner (avec la colonne vertébrale).


La sédentarité est le début du vieillissement accéléré. Elle est responsable de l’état déplorable de l’appareil locomoteur des Occidentaux. Les sportifs de compétition ont également de graves problèmes avec leur appareil locomoteur, par excès de performances.

 

L’environnement naturel et la beauté d’un site peuvent-ils avoir une influence sur notre santé ?

Le contact avec la nature que l’on oublie dans la vie moderne urbaine est surprenant. Ce contact est un véritable déclic qui revivifie l’individu dans sa globalité. L’air pur, le ciel azur, le contact naturel avec des êtres humains, non stressés dans des conditions d’accueil optimales, apportent un mieux-être global ressenti d’une manière objective. Absorber une alimentation adaptée pendant quelques jours, faire de l’exercice doux global, être en contact avec des thérapeutes qui expliquent le comment et le pourquoi des choses est une expérience qui nous transforme. Nous ne serons plus comme avant. On possède désormais la direction pour améliorer sa santé et l’on reprend la maîtrise de sa vie.


Du 27 septembre au 2 octobre, je serai d’ailleurs dans le Haut-Aragon espagnol, au Chemin du Lac, avec l’équipe du Dr Claude Lagarde pour aider des patients à comprendre leurs rhumatismes et leur ostéoporose. On va essayer de leur apprendre à se soigner le plus naturellement en changeant leurs habitudes alimentaires. Le coût pour la sécurité sociale est nul et tous les patients conseillés dans le cadre de ces journées Vitaregen ont le plus souvent orienté différemment à la fois la vision de leur maladie et leurs habitudes thérapeutiques. www.vitaregen.com (+33 6 13 63 02 57)

 

Qu'est ce que l'ostéoporose ? Est-ce une maladie qui « ne fait pas mal » ou un risque de fracture ?

Lorsqu’on fait du ski ou lorsqu’on monte sur un escabeau, il existe un risque de se fracturer un os : cela ne transforme pas la pratique du ski ou le fait de monter sur un escabeau en maladie. La plupart des membres du corps médical, au prétexte licite de la prévention des fractures, ont confondu de bonne foi une maladie avec un risque.


La densité osseuse mesurée par densitomètre n’est pas le reflet fidèle de la solidité osseuse au moment de l’examen et même six mois ou un an après l’examen. Elle mesure d’une manière comparative et statistique la perte de charge minérale du tissu osseux sans donner l’état de la microarchitecture osseuse, second facteur très important de la solidité osseuse. L’ostéoporose ne semble, dès lors, que le signe de vieillissement de l’os. Il est abusif sur le plan médical de transformer l’ostéoporose commune en maladie… mais cela reste très lucratif. Le risque de fracture osseuse est corrélé scientifiquement aux risques de chute… lutter contre les facteurs de chute semble actuellement plus efficace que tous les médicaments anti-ostéoporotiques, caractérisés par leurs promesses non tenues.

 

Pourquoi insistez-vous sur le fait qu'aujourd'hui il n'existe aucun consensus sur la définition de l'ostéoporose ?

Les médecins sont en train de s’apercevoir peu à peu qu’ils ont été trompés. Il semblerait que les critères retenus, par un comité Théodule d’« experts », chapeauté officiellement par l’OMS pour établir le diagnostic d’ostéoporose au moyen du fameux appareil de mesure, sur lequel les femmes ménopausées montent en « bonne santé » et redescendent… « malades », soit sérieusement à revoir. De nombreuses femmes « ostéoporotiques » ne présentent aucune fracture et l’ostéopénie physiologique – c'est-à-dire la perte naturelle de sels minéraux osseux tout au long de sa vie – n’est pas le début d’une maladie.

 

Comment fonctionne notre squelette (notre physiologie osseuse) et pourquoi, à un certain moment, ne fonctionne-t-il plus correctement ?

L’os est un tissu vivant en remodelage permanent. Dès la fin de la croissance et de la maturité squelettiques, l’os perd 2 % de sa masse minérale par an. La masse osseuse est proportionnelle à la masse musculaire, ce qui nous indique les liaisons constantes entre la fonction musculaire et la fonction de soutien de notre armature squelettique. On peut diminuer le pourcentage de perte annuelle de masse osseuse en favorisant la fonction musculaire et en ayant une bonne hygiène de vie. On peut à l’inverse augmenter la vitesse de perte en étant sédentaire, en fumant et en ayant une hygiène alimentaire basée sur l’alimentation moderne qui est médiocre pour notre santé. La période périménopausique des femmes est une période de perte de masse osseuse accélérée, qui se restabilise par la suite. Il est très facile d’affoler les femmes, dans cette période délicate, et de leur raconter des sornettes hormonales ou encore la fable sur les bienfaits de l’hyperconsommation des produits laitiers… Il y a bien longtemps que « les marchands du temple » sont revenus vendre dans les sanctuaires médicaux.

 

On a toujours associé l'ostéoporose à la femme. Selon vous, les hommes en souffrent aussi…

La perte osseuse se fait selon une pente régulière chez l’homme, sans la cassure d’accélération de la période périménopausique de la femme. Les hommes possèdent plus de masse musculaire que les femmes et profitent d’une masse osseuse un peu plus importante, ce qui fait qu’il existe moins de cas d’ostéoporose masculine. Il faut signaler cependant la plus grande gravité de la fracture du col du fémur chez l’homme que chez la femme, qui survient également après 80 ans.

 

Vous parlez de plusieurs formes d'ostéoporose. Quelles sont-elles ?

L’ostéoporose la plus connue est l’ostéoporose commune d’involution post ménopausique ou encore appelée « ostéoporose primitive », ce qui signifie que l’on en ignore officiellement les causes. Les ostéoporoses secondaires sont celles dont les causes sont connues : certaines maladies endocriniennes, le diabète de type I, l’hyperthyroïdie, l’hyperparathyroïdie, le syndrome de Cushing, les insuffisances en hormones sexuelles comme l’hypogonadisme, certaines maladies gastro-entérologiques, les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI ou maladie cœliaque, maladie de Crohn, rectocolite, maladie des laxatifs…), les insuffisances rénales graves, certaines maladies du sang. Les principales causes médicamenteuses sont liées à la cortisone, à la cyclosporine, aux anti-aromatases, à certaines chimiothérapies. Pour être complet, il faut citer les ostéoporoses d’immobilisation de plus de six mois, et celle de la microgravité des cosmonautes.

 

Quelles sont les causes de l'ostéoporose commune ?

L’ostéoporose commune primitive est (à mon avis d’observateur critique et de thérapeute libéral indépendant) simplement le résultat d’une mauvaise hygiène physique, tout au long de la vie, basée sur la sédentarité moderne du monde occidental et sur l’alimentation trop acidifiante avec les excès de viande des pays riches, de céréales mutées, de produits laitiers animaux. La géographie et l’épidémiologie de cette tendance du squelette à perdre trop rapidement sa masse osseuse est superposable à l’Occident et à son mode de vie (États-Unis d’Amérique du Nord, Canada, Europe, Australie, Nouvelle-Zélande.) 

 

Au rayon de la prévention, que proposez-vous ?

Ne pas accélérer le vieillissement osseux en respectant une hygiène de vie tout au long de son existence et non simplement quand commencent la vieillesse ou la ménopause… L’hygiène de vie comporte une hygiène gestuelle avec un minimum d’activité physique, puisque la marche est le mode de déplacement naturel de l’homme, et une alimentation adaptée à la génétique humaine forgée au Paléolithique et non selon l’alimentation de ces 100 dernières années. Je propose donc l’alimentation « bio » avec beaucoup de végétaux, beaucoup moins de viande et de céréales, l’éviction totale des produits laitiers, des cuissons basse température à la vapeur douce.

 

Pourquoi insistez-vous tellement sur l'exercice physique ?

Les sportifs ont plus de masse osseuse car ils possèdent plus de masse musculaire. L’os est un tissu vivant que l’on peut stimuler par des contraintes et les petits chocs en sautillant d’un pied sur l’autre, comme cela se produit dans la course… courir avec un sac à dos chargé de quelques kilos est une bonne méthode pour stimuler l’os… à condition de ne pas l’avoir empoisonné auparavant par des BIPHOSPHONATES… classe de « médicaments » vendus comme « anti-ostéoporose », détestée à juste titre par les dentistes car ils peuvent être à l’origine d’ostéonécrose du maxillaire, très douloureuse.

 

Selon vous, il faut en finir une fois pour toutes avec la dictature du calcium contenu dans le lait de vache…

Le calcium du lait de vache est fait pour son veau, exclusivement… Tout comme les hormones de croissance contenues dans le lait de la vache, tout comme les immunoglobulines du lait de vache, destinées au veau pour lutter contre des maladies bovines. Je prétends qu’il faut en finir avec les laits animaux pour les humains… tout court. (Les agriculteurs sont les premières victimes de notre société chimicolactée.)

 

Peut-on prévenir (soigner) l'ostéoporose par des médicaments ?

Catégoriquement non. La vitamine D n’est pas un médicament, c’est une hormone fabriquée par l’homme sous l’action des rayons du soleil. C’est donc un produit naturel indispensable à la santé humaine, qui agit favorablement sur l’ensemble des cellules humaines, en plus de ce que l’on connaît déjà sur la cellule osseuse. Le calcium, le magnésium, le phosphore, le manganèse, etc. sont aussi des éléments naturels dont nous sommes constitués et l’on ne peut pas parler de médicament à leur sujet.

 

Un dernier mot pour clore le sujet ?

L’épistémologie nous indique que le progrès médical n’est pas linéaire. La connaissance scientifique peut avancer par… des erreurs, des errements, des doutes, des retours en arrière, des regrets. « L’erreur est humaine… Il est diabolique de persévérer » et surtout de vouloir s’y complaire… La notion d’ostéoporose « maladie de la femme ménopausée » a du plomb dans l’aile, et c’est tant mieux.


Je remercie très chaleureusement mon collègue rhumatologue pour ses conseils qui feront grincer pas mal de dents. L’objectif n’est pas de faire plaisir aux fabricants des laboratoires – comme y sont attachés certains médecins-journalistes-médiatiques de la télévision – pour recommander des médicaments coûteux, inutiles et souvent dangereux qui plombent toujours davantage le budget de la santé.


Mon objectif est d’enseigner la santé pour que vous restiez en pleine forme, la tête sur les épaules et les pieds dans les bottes.


Bonne santé à tous


Professeur Henri Joyeux

 



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